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On en parle dans la presse !
Journal Ouest-France du Jeudi 4 décembre 2003
La cave de l'hôtelier mise
en vente aux enchères dimanche prochain Louis Robic et ses
9 000 bouteilles
Louis Robic, hôtelier restaurateur,
est parti à la retraite au mois d'août après...
66 ans d'activité. Son affaire a été reprise
par deux investisseurs : René Chapon pour l'hôtel et
le bar (qui s'appelle désormais Café des Arts), Philippe
Tual pour le restaurant.
La cave, elle, sera vendue aux enchères publiques dimanche
7.
« Au début, je vendais
beaucoup de cidre. Trois sous la bolée en 1937 quand j'ai
commencé. »
Louis Robic avait pris la succession de ses parents à l'âge
de 16 ans dans l'hôtel-restaurant qui porte son nom rue Jean-Jaurès.
Son père s'appelait également Louis Robic. D'où
son surnom, P'tit Louis, qui lui a été donné
par sa mère pour marquer la différence entre son mari
et son fils, et qui lui est resté jusqu'à aujourd'hui.
Et depuis, il n'a pas arrêté de travailler jusqu'en
août dernier.
« On ne frappait jamais haut »
Pendant tout ce temps, Louis Robic a collectionné les bonnes
bouteilles. Particulièrement du vin de Bordeaux, «
qui a la préférence des Bretons ». Sa cave était
réputée. D'autant qu'il ne prenait que des marges
raisonnables. « On ne frappait jamais haut », explique
le professionnel. « Je préférais vendre deux
bouteilles au lieu d'une. » Les connaisseurs, par exemple,
savaient qu'ils auraient pu déguster un bon mayne pour quelque
9 ? au lieu de 12 ?, au moins, ailleurs. En faisant « tourner
» sa cave, il pouvait commander plus souvent chez les producteurs,
obtenant ainsi des prix intéressants. Dont il faisait profiter
ses clients.
Il reste actuellement 9 000 bouteilles (de vins, mais aussi d'alcools,
car Louis Robic père était distillateur). «
En 66 ans, ça ne fait que 140 bouteilles par an. »
Qu'en faire ? Ce ne sont pas les bons copains qui manquent dans
ces cas-là. Le meilleur moyen pour ne pas faire de jaloux,
c'était de les vendre aux enchères. C'est ce qui sera
fait dimanche, dans l'annexe de l'établissement, sous le
marteau de Me Anne Renault-Aubry, commissaire-priseur. L'expert
choisi est le Rennais Gilles du Pontavice, originaire de Sainte-Brigitte.
« Je ne me souviens pas d'avoir vu passer en vente un stock
de cette ampleur en Centre-Bretagne », explique ce spécialiste.
Pratique
Exposition sur place, 2, rue Jean-Jaurès, dimanche 7, de
9 h à 10 h. Vente en deux vacations, l'une à 10 h,
l'autre à 14 h.
Les vins seront vendus selon les crus par lots de 3, 6 10, 12, 15
bouteilles.
Renseignements au 02 97 25 09 32 (hôtel des ventes) ou au
02 99 63 14 30 (Gilles du Pontavice, expert en vins).
Claude LEMERCIER.
© Ouest-France
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